Cette page regroupe les personnes connus ou qui ont laissés une trace.


Ferdinand Casimir Elie CAPELLE /1883-1942

Né le 24 avril 1833 à Neuf-Berquin. Il ira au conservatoire de Paris. Il sera professeur au conservatoire de Roubaix, dont il dirigera la grande harmonie, avant celle de Merville en 1912, puis celle de Lille en 1936. Il compose la musique de plusieurs chansons avec comme parolier Gérard Delaeter. Il décède le 15 octobre 1942 à La Madeleine.

La route principale allant de Merville à Neuf-berquin porte son nom.

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Célestin HERMARY /1879-1918

Célestin HERMARY né le 30 août 1879 à St Floris. Il vit dans la ferme familiale avec ses 11 frères et sœurs.

Il effectue son service Militaire en France. Puis il se marie à Gabrielle TASSEZ, avec laquelle il aura 9 enfants!

En 1906 il part s'installer au Canada en compagnie de Gervais, Emile et Mathilde (frères & sœur) .

Il s'engage ensuite en septembre 1916 et arrive en France le 7 septembre 1917. Il fut tué, au combat, près de Mercatel le 2 avril 1918…non loin de son village de naissance !

Emile HERMARY /1872-1948

Né le 29 avril 1872 à Saint-Floris (Pas-de-Calais,France), Emile décide à l'âge de 34 ans,en 1906, de partir pour le Canada.

Ce qui poussa Emile HERMARY à quitter la France pour le Canada, fut,semble-t-il, les “persécutions” subit par les catholiques en 1906.

Mi-Mai, il prend le bateau pour Montréal. Il y arrive le 21 mai 1906.

Dans une lettre il décrit son arrivée à Montréal:

…les agents de l'immigration montent sur le bateau et tour à tour chacun passe devant eux pour dire où il se rend, pour quoi faire et combien il a d'argent, c'est curieux mais c'est tel, naturellement il n'y a pas de contrôle, et j'ai dit pour mon compte que je ne possédais que 1000F…“

Ensuite il part pour Winnipeg, après 2 jours et 2 nuits en train, il arrive à destination.

…Winnipeg plus que Montréal frappe le voyageur des vieux-pays: le cœur de la ville commence à avoir des rues en ciment mais les nouvelles rues sont en terre…tellement la population augmente on ne voit que des maisons en construction”.

Il part ensuite pour Swift-Current (petite ville de Saskatchewan), qu'il décrit ainsi:

“tu ne peux t'imaginer plus triste pays, pas un arbre, par un arbrisseau, pas d'eau. Notre examen est vite fait. Le soir nous filons pour Calgary…pas le temps de mettre le pied à terre nous allons vers le nord…nous voyageons dans une plaine souriante toute parsemée de bouquets, d'arbres et de grands troupeaux y promènent et les maisons apparaissent çà et là ; cela devient plus agréable et plus réconfortant…c'est la vie qui apparait et nous sommes plus gais de suite car tout ce que nous avions vu jusqu'alors n'était pas très enchantant…”.

Fin du voyage.

Il arrive le 27 mai à Innisfail (petite ville de l'Alberta qui compte 700 habitants à cette époque) là où les missionnaires de Sainte-Marie de Tinchebray venaient de poser leur tente (suite aux expulsions de France).Il y rencontre le père Voisin (missionnaire français).

A peine arrivé, il découvre que ses projets s'évanouissent:

“…plus d'homestead(maison) à prendre ou alors il faut se plonger dans le nord et l'ouest à des distances de plus de 200,300 kilomètres en avant des chemins de fers et y vivre comme des sauvages…”.

Émile accuse le coup et va se coucher “…confiant en Dieu et la sainte Vierge…”.

Le 28 mai, Le Père Voisin lui annonça que le contracteur qui avait commencé l'Église, la veille, venait de renoncer à travailler pour des catholiques. —“Eh bien, Père, s'écrit M.Hermary, ce n'est pas contraire à ma religion de travailler pour vous, et demain je suis à vos ordres.” Et 24 heures après son arrivée, ce brave catholique, suivi d'une demi-douzaine d'autres, bâtissait l'Église.

Sur les conseils du Père Voisin, il acheta un terrain en face de l'Église et écrivit à son épouse de venir le rejoindre avec les 4 enfants. Il construisit sa maison, avec l'aide de plusieurs amis, en 2 semaines.

“…nous voila propriétaires au Canada et dans 15 jours ta maison sera batie. Tu comprends ma chère Maria ce que cela veut dire ? Eh bien oui, viens de suite; prépare ton départ active toute le plus vite sera le mieux… il y'a beaucoup d'avenir ici pour qui s'est se dégrouiller. J'apprends l'anglais avec le Père et dans 4 mois je pourrais me débrouiller en langue Anglaise…”.

L'année suivante, les paroissiens d'lnnisfail voulaient finir l'intérieur de l'Église pour Noël, et après son travail à la briqueterie, M. Hermary allait passer 2 ou 3 heures à travailler à la lueur d'une lampe. Un soir, à 10 heures, l'échafaudage céda sous leurs poids et il se retrouva avec son compagnon sur les marches de l'autel, la jambe fracassée à 4 places… Trois mois d'hôpital, 5 opérations et les médecins constatèrent que la gangrène commençait son œuvre et qu'il faudrait bientôt l'amputer.

Après une neuvaine à Mère Marie Madeleine Postel faite par la famille, il se rend à l'hôpital où on doit l'amputer, mais une fois dans la salle d'opération, les médecins constatèrent, en enlevant les pansements, que sa jambe était beaucoup mieux et que la gangrène avait disparu. Ce fut une grande joie et tous rendirent grâce pour ce miracle.

M. Hermary ayant quelques difficultés à marcher avec sa jambe, sa femme prit quelques pensionnaires français pour augmenter les revenus et avec les enfants ils semèrent un grand jardin. Au temps de la récolte, les enfants allèrent vendre les légumes dans une voiturette de porte en porte. Soeur Émile se rappelle avoir frappé aux portes et demandé; “Do you want some vegetables? 5 cents a bunch…“ Les ventes se faisaient facilement. En France, M. Hermary travaillait dans une banque, il était préposé aux chèques de paie pour les mineurs. Ce travail lui donnait un bon revenu et une vie aisée.

En 1910, Ia famille vint s’installer à Red Deer en face du couvent des Filles de la Sagesse afin que ses 3 fils et sa fille puissent fréquenter le couvent. M. Hermary était pour l’achat et la vente des fermes.

En 1927, il fut à l'origine du comité de colonisation de l'A.C.F.A. qui encourageait les canadiens-français de l'Est à venir s'établir dans l'Ouest pour y cultiver les fermes. Il demanda à la ville de continuer la rue Gaetz vers le nord, mais on refusa car on trouvait la côte trop abrupte, Avec l'aide de ses amis et de quelques grattoirs tirés par des chevaux, ils entreprirent de faire un chemin pour remonter la côte. Voyant que la chose était possible la ville termina cette rue qui avait l'avantage de raccourcir de plusieurs milles la sortie vers le nord.Ses fils Gabriel, Édouard et Gilbert ont respectivement 11, 13 et 13 enfants.

Sa fille unique Antoinette (Sr Emile) fêta, en 1974, ses 50 ans de vie religieuse chez les Filles de la Sagesse.

M. Emile Hermary est décédé en mai 1948 et son épouse, Maria, alla le rejoindre, peu de temps après, en septembre de la même année. Leur fils Gabriel mourut en 1963.

En novembre 1973, on honorait la mémoire de ce valeureux pionnier en lui dédiant la nouvelle bibliothèque de l’école élémentaire Montfort.

M. Hermary a aidé la commission scolaire catholique de Red Deer durant 32 ans.

Monsieur et Madame Hermary en plus d'être de courageux pionniers, les plus vieux de la paroisse de Red Deer, étaient de fervents chrétiens qui aidèrent leurs compatriotes.

Abbé Jules Auguste LEMIRE

L'abbé Jules Lemire, député et maire d'Hazebrouck (Nord) au début du XXe siècle, a été un précurseur du catholicisme social. Il est l'origine des jardins ouvrier.

Quelques liens: http://memoire-abbe-lemire.monsite-orange.fr/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules-Auguste_Lemire http://www.malvache.com/individual.php?pid=I3068&ged=genealogie.ged

Emile Charles LOBBEDEY /1891-1973

Qui suis-je ?:

Né le jeudi 16 juillet 1891 à Socx, village près de Bergues (Nord). Fils d’un marchand de Bergues et neveu du Cardinal Lobbedey, j’obtiens mon baccalauréat en 1911, après des études au collège de Marcq-en-Barœul.

Licencié en droit à Lille, pour devenir avocat, je pars faire mon service militaire en 1912 et suis incorporé au 8e régiment d’infanterie le 10 octobre 1912. C’est le 25 février 1913 que j’intègre, en tant que soldat de 1ère classe, le 147e Régiment d’Infanterie (R. I.) à Sedan.

C’est donc durant mon service militaire que je suis mobilisé le 28 juillet 1914, et entre comme simple soldat, dans la Première Guerre Mondiale le 2 août 1914, jour de la déclaration de guerre à l’Allemagne.

Au cours du conflit, je suis nommé sous-officier, puis officier… Devenu sous-lieutenant à la 5e Cie, je suis blessé le 19 octobre 1915, devant Tahure (Argonne). Je suis alors déclaré inapte pour l’infanterie le 30 octobre 1915.

Je change « d’arme » et entre à l’état-major du 4e C.A., rejoignant alors l’aviation en qualité d’observateur en juillet 1916. Élève pilote au mois d’août, je suis breveté pilote en décembre 1916.

C’est dans ce qui deviendra l’armée de l’air que je finirai ma carrière comme commandant.

Je décède à Hazebrouck le 08 janvier 1973, à l’âge de 82 ans. Mais attaché à Bergues, c’est là, dans ma commune de résidence, au cimetière communal, que je suis inhumé.

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Pour mieux connaitre Emile Charles LOBBEDEY, il existe un site dédié à sa mémoire: Cliquez sur l'image:

Émile Louis Cornil LOBBEDEY /1856–1916

Né à Bergues le 29 février 1856, il décède le 24 décembre 1916 à Boulogne-sur-mer. Ordonné évêque en 1906 de Moulin et ensuite de 1911 à 1916, évêque d'Arras, Boulogne et Saint-Omer. Il siégea à la basilique Notre-Dame de l'Immaculée Conception de Boulogne-sur-Mer où Il repose (dans la crypte).

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Plus d'informations, accéder à la fiche wikipedia ici

Noël MALVACHE /1943-2007

Né le 6 février 1943 à Wattrelos, Noël MALVACHE fut Maire de Saultain et Professeur/Chercheur.

Le maire de Saultain était connu nationalement et internationalement comme le fondateur du Laboratoire en automatique industrielle et humaine (LAMIH) de l’UVHC. Le professeur MALVACHE a également été durant de nombreuses années Responsable de la filière d'automatisme du centre CNAM de Valenciennes.

Carrière : Assistant (1967), Maître assistant (1970), Maître de conférences (1973), Professeur sans chaire (1976), Professeur de 1ere classe (1979) et Président de l’université de Valenciennes (1980-86), Professeur de classe exceptionnelle (1994), Responsable de la filière automatique au Centre des arts et métiers (1973-2000), Directeur du laboratoire d’automatique industrielle et humaine à Valenciennes (1973-94), Directeur de l’Unité de recherche en informatique et automatique humaines associée au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) (1981-93), Responsable scientifique de contrat de recherche : CNRS, DRET, CNET, GDF etc., Membre du Comité économique et social régional (1982-86), Directeur du Programme interdisciplinaire de recherche sur les technologies, le travail, l’emploi, les modes de vie (Pirttem) au CNRS à Paris (1990-92), Directeur de l'école doctorale Image (Informatique mécanique automatique gestion de production électronique) puis des sciences de l'ingénieur, mathématiques, humaines, juridiques et de gestion de l'université de Valenciennes (1992-2002); Maire de Saultain (depuis 1989), Vice-président de la communauté d'agglomération de Valenciennes métropole, Président du syndicat intercommunal pour le développement de l'enseignement supérieur dans l'arrondissement de Valenciennes.

Travaux : modélisation des réactions visuomanuelles de l’homme soumis à des vibrations de très basse fréquence (1980), Fiabilité humaine et charge de travail du pilote (1993). Décoration : Chevalier de l'ordre national du Mérite, Commandeur des Palmes académiques.

Emile PODVIN /1836–1911

Emile PODVIN, cultivateur à Vieux-Berquin, qui a popularisé la culture des pommes de terre en Flandre, un peu après le milieu du XIXème siécle. Ses études suivies à Saint-Omer et son goût pour la chimie lui firent réaliser de nombreux essais de culture dans la ferme de Molleghem exploitée par sa famille à Vieux-Berquin. Emile PODVIN mit ainsi au point des engrais spécifiques pour chaque culture et introduisit dans le pays une variété de pomme de terre venant d'Amérique, la marjolaine, dont le rendement fut extraordinaire. Il n'en fallait pas plus pour donner à tous les cultivateurs des environs l'envie de l'imiter.

C'est également lui qui lança le procédé de germination des plants en clayettes et qui fit connaître dans la région les bienfaits de la bouillie bordelaise pour combattre le mildiou. Il fut un véritable bienfaiteur du pays, comme le rappelle le cartel de son portrait conservé dans le salon d'honneur de la mairie de Vieux-Berquin.1)

Henri François VANNEUFVILLE / 1825-1871

Henri Vanneufville avait d'abord annoncé la création d'un journal nommé La Bailleuloise en 1854, mais le projet n'a pas été concrétisé. Il envoie au préfet une nouvelle annonce de création en 1866 ‎(voir ci-contre, trouvée aux archives départementales)‎. Le premier numéro paraît le 23 juin 18662).

A la mort d'Henri Vanneufville, le journal est dirigé par sa veuve. Il passera par la suite ‎(vers 1885)‎ à la famille Ficheroulle.

La Bailleuloise a paru jusqu'en 1971 sous son nom propre, puis de 1971 à 1993 comme édition locale du Journal des Flandres basé à Bergues. Ses locaux étaient ceux occupés actuellement par la librairie La Bailleuloise, sur la grand-place de Bailleul.


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  • Dernière modification: 2018/11/09 16:26
  • par cmalvache